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Publié par Vincent Défossez

Cette année c'est décidé je fais un effort pour l'environnement ! L’école de plongée www.Aquadomia.com propose des formations entièrement sur mesure, du débutant au moniteur en passant par la plongée tek : cursus Tec Rec PADI, Trimix et recycleur CCR. Des professionnels brevetés encadrent des cours de plongée tous niveaux à Marseille dans un cadre convivial,  ce qui permet d’aller à la rencontre de découvertes subaquatiques qu’il est intéressant d’apprendre à respecter au travers de formations en maîtrise de la flottabilité et en naturalisme  sous-marin.

Sécurité et Préservation du Milieu en Plongée

En plongée sous-marine, lorsque l’appréhension due au passage du milieu terrestre au milieu marin est maîtrisée, le plongeur peut regarder autour de lui et découvrir le monde sous-marin, son objectif. Il doit cependant faire attention où il met ses palmes s’il veut assurer sa sécurité et profiter de bonnes conditions d’observation tout en évitant de laisser des traces de son passage sur la faune et la flore et compromettre la qualité des plongées des autres. Par exemple, en milieu récifal, de simples effleurements du corail peuvent provoquer des amorces de déchirures sur votre combinaison ou, si vous n’en portez pas, des blessures de la peau qui, indolores sur le moment, ont parfois beaucoup de mal à guérir par la suite et peuvent laisser, mesdames attention, des cicatrices disgracieuses.

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Plongeur Pélagique et Plongeur Benthique

Le comportement habituel du plongeur est inspiré de ses habitudes terrestres : il est debout dans l’eau. Cette position est confortable pour observer des bancs de poissons, les requins, etc.: c’est la position du plongeur « pélagique ». Mais comme il n’y a pas beaucoup de bancs de poissons et encore moins de requins, soyons franc, il n’y a souvent rien à voir de cette façon. Alors ?

Alors, le plongeur s’approche du fond et devient le plongeur « benthique » pour trouver ce qui est intéressant à regarder. Il va conserver ses habitudes terrestres qui n’ont pas été suffisamment modifiées par l’apprentissage des techniques de la plongée sous-marine : il restera debout, comme à l’exercice, et s’apercevra vite qu’il ne voit pas bien, il est trop loin, sa plongée ne sera pas un succès.

Il ne sait pas comment s’y prendre : alors il se pose sur le fond, se met à genoux pour être encore plus près. Résultat : amélioration de l’observation, certes, mais, et sans qu’il s’en aperçoive, contact avec le substrat, un contact aux conséquences désastreuses pour les habitants et dangereux pour lui. Les cailloux sont retournés, les algues et les gorgones sont arrachées : c’est une perturbation importante que subissent nos amis des fonds marins, animaux et végétaux sans pouvoir se défendre. Le plongeur n’est pas conscient de ses dégâts et ne sait pas que le contact avec le fond peut mettre sa sécurité en question.

Pourquoi le Plongeur ne se rend pas compte des Dégâts qu’il occasionne ?

Il est souvent étonné quand, une fois en surface, à l’occasion du débrieffing, son guide de palanquée lui en fait la remarque. Il croit que ses remarques ne le concernent pas vraiment, et pense : ‘il doit confondre, c’est sans doute pour quelqu’un d’autre’. Mise à part une question de bonne éducation - nous ne sommes pas ici pour la corriger, il est bien trop tard – la raison pour laquelle le plongeur ne se rend pas compte des dégâts qu’il occasionne sur le fond, c’est parce qu’il est dans l’eau, pas sur terre.

Sur terre, le poids du corps par unité de volume (la masse spécifique) est d’environ 1 kg/litre. Le milieu qui l’entoure, l’air, a une masse spécifique négligeable en comparaison, presque 1000 fois moins ! Du fait de cette très forte différence, hors de l’eau, le plongeur a parfaitement conscience de son poids, surtout en déplacement : il sent très bien la présence du sol sur lequel il marche, ses aspérités et mieux encore lorsqu’il monte ou descend des escaliers ou une côte. C’est une application de la Poussée d’Archimède.

Dans l’eau, il n’en est plus de même. Si la masse spécifique globale (plongeur + équipement) est inchangée grâce au vêtement gonflable, la masse spécifique du milieu – l’eau – est, cette fois, la même, égale à 1 kg/litre. Cette absence de différence de masse spécifique est la raison pour laquelle le plongeur ne sent pas le fond (plus de ‘Poussée d’Archimède’) un fond sur lequel il ne peut pas marcher confortablement - vous avez remarqué ? – à moins de faire comme les scaphandriers qui utilisent des chaussures lestées. Si les contacts du plongeur avec le substrat sont de ce fait agréablement ‘amortis’ – il marche sur la lune -  les conséquences peuvent être dangereuses pour sa sécurité (les rascasses de Méditerranée et d’ailleurs, les poissons-pierre en mers tropicales, etc.) et dangereuses pour la préservation du milieu, la faune et la flore. Il n’est pas besoin ici de s’étendre sur le fait que les gorgones, pas plus que les algues, ne sont là pour se déhaler dessus. L’algue est fragile et se rompt facilement, la gorgone est composée de petits individus, les polypes, que le plongeur peut très facilement – et en ‘toute innocence’ - arracher d’une caresse mortelle de gant ou de palme. Un plongeur maladroit, ce n’est pas vraiment grave, mille plongeurs maladroits sur le même site, c’est autre chose, là est toute la question !

Les Deux Faces Cachées d’un Caillou

Apprenez qu’une surface rocheuse ou sableuse sous-marine n’est jamais libre d’occupants, même si vous ne les voyez pas. Par exemple, un caillou possède toujours deux familles d’espèces, celles qui n’aiment pas la lumière, les espèces sciaphiles et celles qui l’aiment, les espèces photophiles. Exemple : les ophiures et les chitons sont des espèces sciaphiles, elles vivent protégées en dessous des cailloux, alors que les algues et les patelles sont des espèces photophiles qui vivent sur les cailloux ; les premières à cause de la photosynthèse, les suivantes parce qu’elles mangent les premières. Quand vous retournez un caillou d’un coup de palme négligent, apparemment sans conséquence, vous inversez rapidement le milieu de vie, le biotope. C’est la mort garantie pour toutes les espèces : l’ophiure, malgré son agilité se fait rapidement manger par les girelles toujours très attentives et l’algue, incapable de se déplacer, n’a plus de lumière pour assurer la photosynthèse. Faites donc un petit effort pour préserver ces animaux et végétaux qui vous observent sans rien dire et, du même coup,  améliorer votre sécurité en plongée sans toucher aux cailloux !

Le Plongeur a Besoin d’une Education Spécifique Pratique

 Il doit améliorer son comportement dans le monde sous-marin, recevoir un complément de formation qui lui apportera une meilleure connaissance de son gilet gonflable personnel et de la maîtrise du poumon-ballast, un auxiliaire indispensable ignoré aujourd’hui à cause de l’utilisation trop exclusive du gilet gonflable, utilisé à tort comme un ascenseur : je monte, j’appuie sur un bouton ! Je descends, j’appuie sur un autre bouton !

Nous vous proposons, dans le cadre des formations de maîtrise de la flottabilité de vous aider à perfectionner votre comportement dans l’eau, en particulier la maîtrise de votre flottabilité en plongée, pour éviter de vous blesser, d’endommager le milieu naturel et de vivre vos plongées dans de meilleures conditions de sécurité plutôt que de hausser vos épaules quand votre moniteur vous rappelle qu’il ne faut pas toucher aux gorgones avec vos palmes.

Texte inspiré d’Hugo J. Fournier, avec tous mes remerciements

Alors êtes vous convaincu pour effectuer votre stage de formation à la maîtrise de la flottabilité  à Marseille pour mieux préserver le milieu marin ? Et pourquoi pas avec www.Aquadomia.com, ce qui est l’occasion de bénéficier d’un savoir-faire reconnu et de l’expertise de moniteurs diplômés en cours particuliers ou mini-groupes aux dates de votre choix !

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