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Publié par Vincent Défossez

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Mais pourquoi cet intérêt pour le corail ?

Texte de Hugo Fournier, avec tous mes remerciements !

 On nous annonce tous azimuts depuis quelques années que le corail se dégrade, résultat, aujourd’hui, il fait recette : associations de défense, expositions, conférences nationales et internationales. Pourtant, sur place, les plongeurs ne semblent pas s’en préoccuper particulièrement, c’est comme pour les somptueuses laminaires de Bretagne.

Oui, le corail existe sur quelques sites remarquables où il est réellement apprécié par les connaisseurs comme un peu partout à Marseille si l'on sait où le trouver ou comme sur le vertigineux tombant d’Elphinstone, près de Marsa Alam, en mer Rouge égyptienne. Des coraux mous de toutes couleurs, des Octocoralliaires, y mettent en valeur les différentes espèces de coraux durs constructeurs de récif, les Hexacoralliaires, ‘hermatypic corals’ disent les américains. En vérité, l’attention des plongeurs est rapidement détournée vers les millions de petits barbiers organisés en harems qui virevoltent en tous sens (Anthias sp), les mérous tropicaux à l’affût et surtout, par la possibilité de voir passer un « gros ».

Cet intérêt très relatif pour le corail est entretenu par ceux qui ont tiré la sonnette d’alarme lorsque les étoiles de mer (Acanthaster planci) ont commencé leur cycle de dévastation des récifs coralliens (à l’échelle géologique) sur la Grande Barrière de Corail australienne, en mer Rouge et ailleurs. En même temps, le réchauffement global de la Terre, une conséquence inéluctable de notre activité industrielle mal surveillée sur l’effet de serre dont nous entendons beaucoup parler (Moratoire de Kyoto, 1995) à provoqué le blanchiment souvent mortel des coraux qui se développent « bien » dans une gamme de température entre 20 et 30° Celsius (en première approximation).

Le plongeur sait que la double technique de reproduction du corail, sexuée et asexuée, lui permet de s’étaler rapidement sur de grandes surfaces, les ‘patates’ (reproduction asexuée, la mitose) mais également de lancer à certaines époques de l’année des millions de larves dans les courants à la recherche de nouveaux territoires (reproduction sexuée, la méïose). C’est une méthode de dissémination qui permet aux Espèces de se renouveler, qui leur permet de survivre ‘ailleurs’ en cas de difficulté majeure dans une région.

Un peu d’anatomie et de physiologie pour mieux comprendre

Le corail est situé dans le bas de l’Arbre Phylogénique, près des éponges. Il est urticant comme tous les Cnidaires, certains coraux sont plus ‘méchants’ pour le plongeur qui doit s’en méfier, par exemple le corail de feu qui porte bien son nom ! Les cellules urticantes caractéristiques sont très petites mais très nombreuses, elles ne sont portées que sur les tentacules. Elles provoquent la paralysie immédiate des petits animaux, larves, etc. : le zooplancton trop curieux ! Certes, le corail est un grand fainéant : la grande majorité de son bilan nutritionnel est constituée de glucose ‘volé’ aux millions de micro algues (les zooxanthelles) qui sont protégées dans ses tissus. De ce fait il est désemparé lorsque ses algues le quittent, poussées par exemple par une augmentation anormale de la température (c’est le blanchiment). Cette symbiose avec un végétal justifie le besoin incontournable des coraux pour la lumière tropicale intense qui apporte l’énergie nécessaire à la photosynthèse des glucides en deux étapes : cette énergie  sert  pour la rupture de la molécule d’eau (H20) en oxygène libre (O2) que nous respirons et en cathions d’hydrogène (H+) dissous qui dans un deuxième temps seront associés aux atomes de carbone du gaz carbonique contenu dans l’eau pour former le glucose.

Le corail est incapable de se débarrasser des sédiments qui se déposent sur lui, il n’est pas ‘équipé’ pour cela, il compte beaucoup sur les courants pour le « nettoyer » et n’aime pas du tout les eaux turbides des estuaires.

Température élevée, lumière intense, turbidité réduite, voici les trois conditions pour le développement optimum du corail. On trouve naturellement des exceptions comme pour les coraux du golfe persique où la température des eaux est plutôt comprise entre 30 et 35°, voir plus, et pour une espèce méditerranéenne observable dans la région de Marseille, le cladocore qui supporte des températures hivernales de l’ordre de 12° . Sa taille ne dépasse que très rarement celle d’un ballon de foot.

La structure des coraux comporte une loge et des cloisons (les septa) en calcaire. A terme, lorsque les coraux sont morts, recouverts par d’autres coraux, parfois sur plusieurs centaines de mètres d’épaisseur, les loges fossilisées, lorsqu’elles ont communicantes, constituent un excellent réservoir naturel qui permet de piéger et d’accumuler au cours de millions d’années, de grosses quantités d’hydrocarbures en migration lente dans le sous-sol. Exemple : au Canada.

Dégâts rapides, renaissance lente !

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Que ce soient les ouragans ou les plongeurs maladroits, la plupart des coraux touchés sont très facilement cassés quand ils sont fragiles (exemple les acropores branchus, les grandes tables spectaculaires) puis roulés par les vagues de la houle en bas de pente où ils périssent rapidement, privés de lumière. Les patates massives, telles que celles des porites aux minuscules mais très nombreux polypes résistent beaucoup mieux aux plongeurs et aux ouragans, moins bien aux mâchoires puissantes des poissons coralliens, en particulier à celles des perroquets qui laissent après leur passage, des traces parallèles caractéristiques. Les spécialistes estiment qu’il faut plusieurs dizaines d’années pour qu’une région endommagée par un ouragan retrouve son visage. Il en va de même pour ceux qui sont défigurés par les acanthasters voraces ou pour ceux qui sont cassés par les plongeurs lorsqu’ils ne savent pas bien maîtriser leur flottabilité.

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