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Publié par Vincent Défossez

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Les Posidonies, des plantes sous marines

Moins nombreuses que les algues (22,000 espèces), les plantes sous marines (70 espèces), avec leurs feuilles, tiges et racines, font aussi partie des végétaux. Avec leurs fleurs et graines, on les appelle des Phanérogames marines.

On peut observer 3 espèces de plantes sous marines en Méditerranée, mais la plus connue est la Posidonie, elle forme  de véritables prairies sous marines, appelées herbiers.

Souvent délaissés par les plongeurs, ces herbiers constituent un écosystème indispensable à la survie de la Méditerranée. Stabilisateurs de fonds, producteurs d’oxygène, ils constituent un véritable oasis de vie. Avec la photosynthèse, ils produisent des quantités énormes d’oxygène : ce sont « les poumons de la Méditerranée ». Un mètre carré de posidonies peut produire de 1 à 14 litres d’oxygène par jour, suivant la saison. C’est aussi le lieu de ponte et de  reproduction de nombreuses espèces.

La posidonie, Posidonia océanica (Poseidon, dieu de la mer chez les grecs) est une espèce essentiellement méditerranéenne. Elle est protégée par arrêté depuis 1988. Ses herbiers forment une bande presque continue sur les côtes françaises, de Marseille à la frontière italienne et dans les grands golfes de la Corse. N’aimant pas l’eau douce, la posidonie disparaît au niveau des embouchures des fleuves côtiers (Rhône) et des étangs saumâtres de la côte languedocienne. La limite atteinte en profondeur, par les posidonies, dépend de la clarté de l’eau et de la quantité de lumière qui parvient jusqu’au fond. En général, on la trouve de la surface à 30 mètres. Dans des zones très peu polluées, on peut la trouver jusqu’à 40 mètres.                                                                                                                                            

Anatomie-Physiologie : La plante est constituée par des tiges rampantes enfouies dans le sédiment, des rhizomes et des racines, terminées par des faisceaux de feuilles plates, larges d’environ 1 cm et longues de 20 cm à 1 m. Les rhizomes horizontaux permettent à la plante de s’étaler et de gagner du terrain. Sur ces rhizomes, bourgeonnent de petits rhizomes verticaux, permettant de rejoindre la surface du sédiment. A partir de ces derniers, se développent des faisceaux de feuilles vertes, à nervures parallèles.  Le rhizome est ancré dans le sédiment par des racines qui puisent de la nourriture dans le sol, ce qui n’est pas le cas des algues. Les fleurs apparaissent généralement en septembre, octobre et sont difficiles à voir, étant de couleur verte. La floraison se produit environ un an sur deux. Les fruits, de couleur brune, appelés « olives de mer », se détachent de la plante mère et flottent quelques temps avant que les graines tombent au fond de la mer et commencent leur germination. Les posidonies connaissent deux modes de reproduction, sexuée et asexuée. Les feuilles, ont une durée de vie limitée (5 à 7 mois), et se renouvellent tout au long de l’année, avec un pic de chute en automne.

Ecologie : Les premiers habitants que l’on découvre sur les herbiers sont les poissons. L’herbier constitue une nurserie pour les jeunes poissons et un abri très sûr pour les adultes. L’espèce la plus représentative est un poisson brouteur, la saupe. En tout, c’est pratiquement 70 espèces de poissons qui peuvent être rencontrées dans les herbiers. Souvent trop pressés, Les plongeurs ne soupçonnent pas la richesse de l’herbier.

Des organismes fixés, possédant un cycle de vie très court (algues, bryozoaires, vers, éponges), viennent se fixer sur les feuilles de la posidonie. A la base des feuilles, la souche se trouve plongée dans l’ombre, et ses occupants fixés, peuvent avoir une durée de vie plus longue. Ils peuvent être plus gros et plus lourds. Ce sont des algues rouges, des bryozoaires (dentelles de Neptune), des éponges, des ascidies, des échinodermes (oursins, étoiles de mer). Posé sur le sable, caché dans l’herbier ou en bordure de celui- ci, on trouve un autre échinoderme, l’holothurie.

L’ensemble très compact et très résistant des rhizomes et des débris d’organismes colmatés par du sédiment, est appelé la matte. Sa croissance est très lente, elle s’élève d’environ 1 mètre par siècle. La faune qui habite la matte est très riche, ses habitants (vers, mollusques, crustacés), sont très appréciés des carnivores qui s’y cachent. La solidité de la matte permet à la grande nacre, une autre espèce protégée, d’y rester plantée.                                                                                                                                    

Avenir : L’herbier de posidonie est fragile : partout il régresse. L’aménagement du littoral est le premier responsable de sa disparition : la construction de ports, de terre-pleins, de parkings, de plages artificielles… ont été réalisés sur des petits fonds, au détriment des végétaux ; la limite supérieure de l’herbier diminue.

Un autre facteur responsable de la régression des herbiers est la pollution. Comme tous les végétaux, les posidonies ont besoin de lumière pour se développer. Si les eaux se chargent de particules elles deviennent un véritable écran à la lumière et la limite inférieure de l’herbier remonte, si elles sont chargées de pesticides ou autres produits chimiques nocifs apportés par les fleuves, ou les stations d’épuration insuffisantes des agglomérations littorales surchargées, surtout en été, c’est l’empoisonnement progressif et leur disparition.

Merci à Hugo Fournier et Evelyne Boulanger pour cet article

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