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Publié par Vincent Défossez

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Plongée en Méditerranée

Grande Bleue, Mare Nostrum , la Med est le grand berceau de notre civilisation (4,000 x 1,000 kilomètres  pour 1,500 m de profondeur moyenne). C’est un berceau qui oscille au gré des siècles ou des millions d’années suivant que l’on est plongeur ou géologue, un berceau qui risque de se casser la figure demain !

La Méditerranée est aujourd’hui, depuis les colonnes d’Hercule (Gibraltar) jusqu’à Chypre un haut lieu très réputé pour le tourisme estival et la plongée sous-marine en particulier grâce à ses plages, ses rochers, son climat très agréable (latitude sub-tropicale) et à la grande biodiversité en faune et flore de ses eaux claires. Mais ne fermons pas les yeux devant les nombreux conflits d’intérêt qui ont des retombées défavorables sur la qualité des plongées dans les régions surpeuplées des côtes nord, les plus riches.


Un peu d’Histoire-Géo !

Depuis des temps très reculés, des millions d’années avant les dominations grec et romaine, la med a été au centre des grandes cassures de l’écorce terrestre : la fameuse dérive des continents des géologues (Wegener 1880-1930). Cette position inconfortable explique bien des choses aujourd’hui, en particulier, pour le plongeur : l’existence de si beaux tombants proches des côtes ! En effet, la plaque africaine, en glissant sous la plaque européenne déforme continuellement la « petite mare » coincée entre ces deux mastodontes et, si elle favorise les plissements alpins, elle favorise aussi l’enfoncement d’une profonde dépression (max : 5,121m) que l’on peut suivre sur les cartes bathymétriques, tout au long de sa bordure nord.

 

Les Peuplements Indigènes

Alternativement remplie puis vidée par les mouvements tectoniques, reliée à l’Atlantique par Gibraltar et à l’océan Indien par la mer Rouge et le canal de Suez puis isolée, la Méditerranée a développé avec le temps une biodiversité étonnante. Plus de 20% des espèces sont « endémiques » : elles n’existent pas ailleurs ! Certaines, comme le drimo, une crevette peu fréquente, sont très belles, d’autres, comme la castagnole (Anthias anthias) sont des cousins d’animaux rencontrés en mer Rouge, les Anthias squamipinnis, des petits poissons très actifs !

Environ 75 % des espèces sont communes avec l’Atlantique, les quelques % qui restent sont les animaux qui ont passé le canal de Suez : quelques centaines d’espèces « lessepsiennes », celles qui ont su s’adapter à des eaux moins chaudes et qui se développent progressivement dans la partie orientale de la med.

Il est agréable de s’attarder dans le coralligène qui borde les tombants, c’est une lente construction par des algues calcaires avec beaucoup de cachettes pour de nombreuses espèces animales et végétales.

Si la posidonie est le « poumon » de la Méditerranée, la taxifolia est son « l’enfant-terrible », et le mérou se contente d’être le petit chou-chou des plongeurs. Il est gros et accueillant, un peu comme le napoléon en mer Rouge : il est « très sympa » ! Son problème, c’est qu’il est « très sympa » aussi dans  notre assiette et que son attitude peu farouche le rend très vulnérable aux flèches des chasseurs en apnée ! Heureusement pour lui, aujourd’hui, il est protégé par la loi, dans les eaux françaises. La création de nombreuses réserves a été nécessaire pour faire survivre une certaine biodiversité sur nos côtes ensoleillées. Depuis 1993, un sanctuaire marin pour tous les cétacés existe en Ligurie après accord entre la France, Monaco et l’Italie. Mais que devient-il ?

 

L’Avenir de cette belle Région

Ce n’est pas seulement un conflit de fourchettes ou de flèches qui est à l’origine des difficultés de la Méditerranée. Le brassage insuffisant des grandes masses d’eaux, leur empoisonnement progressif par tous nos déchets chimiques et les métaux lourds des zones surpeuplées apportés par les grands fleuves, qu’ils soient d’origine agricole, industrielle ou citadine ainsi que la pêche industrielle excessive (les immenses filets dérivants par exemple) et la chasse en apnée, sont les facteurs les plus importants, impossibles à contrôler sans autorité compétente, efficace.

Le bétonnage des côtes et les plastiques éparpillés sur les plages ne sont que des aspects esthétiques de moindre importance, nous ne les oublions pas, mais ils ne doivent pas nous cacher l’essentiel.

Les scientifiques le savent bien : le taux d’oxygénation, la vie de la Méditerranée, évolue à la baisse vers une situation qui, demain, pourrait être comparable à celle la mer Noire d’aujourd’hui, c’est-à-dire celui d’une « mer morte » ! Heureusement nous n’en sommes pas là et les observateurs dont je fais partie constatent plutôt une progression de la qualité des fonds sur ces dernières années, ce qui devrait également progresser grâce à diverses initiatives de réserves et par la naissance du Parc National des Calanques à Marseille.


Tous mes remerciements à Hugo Fournier pour ce texte.

 

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