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Publié par Vincent Défossez

Incroyable ! Près de 40 ans après le dernier naufrage sur l'île du Planier à Marseille (celui du Chaouen), un nouveau cargo s'échoue. espérons que les opérations de sauvetage en cours réussiront ! Où alors allons nous avoir une nouvelle épave à visiter prochainement dans la rade ? A suivre... en attendant je vous retranscris les derniers infos piochées sur le site Web de La Provence

 

Toutes nos questions sur le cargo échoué au Planier

 

Un cargo de 84 mètres de long s'est échoué cette nuit sur l'île du Planier au large de Marseille. Battant pavillon turc, le Gunay2 venait de quitter Fos où il avait chargé du blé qu'il devait acheminer à Livourne en Italie.

- Que s'est-il passé ?
Avec ses 3000 tonnes de blé, le cargo était très chargé. Il avait 6 mètres de tirant d'eau, soit 6 mètres sous la surface et lorsqu'il a heurté le rocher, il est tout simplement monté dessus...
La météo était excellente. On ne connaît pas encore les circonstances exactes de cet échouement.

- Y a t-il des victimes ?
Il n'y a aucun blessé. Ce matin, vers 6h, six des dix membres de l'équipage ont été héliportés. Sont restés à bord le commandant de bord, le second, le chef machine et le Bosco (en charge des manoeuvres).

- Quels sont les dégâts ?
La partie avant tribord est enfoncé et un compartiment isolé du cargo a été inondé par voie d'eau.

- Quels sont les risques ?
Aucune pollution n'est à signaler pour l'instant.

- Que va t-il se passer ?
Après une tentative sans succès d'un bateau remorqueur affreté par Boluda, la Carangue, de la marine nationale, basé à Toulon est arrivé en milieu de matinée pour essayer de le dégager. 

La manoeuvre est délicate : en tirant le bateau, l'eau risque de s'engouffrer et  de provoquer un véritable naufrage. Une fois la manoeuvre terminé, le Ganay2 sera mis en sécurité à Cap Méjean sur la côte bleue.

- Les premières hypothèses

Pilote automatique défaillant ? En général, les navires qui évoluent au large sont sous pilote automatique et suivent un cap programmé. Le problème c’est que sur des navires anciens, ce pilote automatique peut se dérégler. Si cela arrive, l’officier de quart doit s’en apercevoir et faire les corrections nécessaires.

Mais... Il y a les cartes marines qui marquent les obstacles, le GPS et le radar, mais aussi la veille visuelle. Or le Planier, avec son phare à grande portée (30 miles soit près de 50 kilomètres) se voit de très loin.

Distance de sécurité pas respectée ? C’est un bateau qui ne va pas vite. Et il est recommandé de passer au moins à un mile d’un danger, donc de l'île du Planier. Les marins appliquent en général la règle du pouce. Quelque soit l’échelle de la carte qu’ils consultent, ils mettent leur pouce sous l’obstacle et ils font passer le bateau de l’autre côté du pouce.

 

La rédaction web de La Provence (avec Philippe Gallini)


Dernière minute :
www.aquadomia.com

Le 22 janvier 2009 vers 1h30, le cargo turc Gunay II s'est déséchoué.
Maintenu par la remorque du Provence, le cargo est actuellement en transit vers le Grand Port Maritime de Marseille.
Vers 6h00, en complément, le remorqueur "le Marseillais 5" du service de remorquage du GPMM a pris en remorque le cargo pour son entrée dans les passes.

Moyens sur zone pour la surveillance du convoi :
Remorqueur Carangue
BSAD Ailette
Vedette de gendarmerie Huveaune
Vedette de la SNSM
Hélicoptère Lynx de la Marine Nationale




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