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Publié par Vincent Défossez

Job moniteur de plongée : proche de la nature, entouré de gens souriants !

Job moniteur de plongée : proche de la nature, entouré de gens souriants !

Changer de vie avec le job moniteur de plongée : les clés du succès en 6 étapes

Je me souviens du jour où j’ai décidé de tout changer.

Au bureau. Ma chef a relevé les yeux, et m’a regardé en souriant. « Bravo. Tu as vraiment bien travaillé cette année. J’apprécie de pouvoir compter sur des éléments comme toi ».

Tu m’étonnes ! Après avoir bossé un an à développer de nouveaux dossiers auxquelles elle ne comprenait pas grand chose, ces mots m’ont fait du bien.

J’attendais la suite.

« Voilà, reprit ma chef. J’ai bien compris qu’un tel boulot nécessite un geste fort, alors je me suis battu auprès de la direction pour que tu sois récompensé, crois-moi. Nous avons décidé de conserver ton poste malgré le contexte général, mais il va falloir trancher dans la masse salariale de ton équipe, tu me diras qui tu choisis».

Argh. Lui jeter mon téléphone à la tête.

Mais non. J’avale ma salive et sort « un merci », les dents serrées.

Cette année-là, J’avais fait gagner 300 000 euros à l’entreprise. Ma récompense : quelques missions en plus, et la reconnaissance provisoire de ma hiérarchie. Avec en plus elle qui me sourit, fière comme si elle venait d’inventer la poudre. J’ai de quoi être fier: je suis un contributeur clé m’a-t-elle dit. Du baratin qu’elle a dû lire dans « le management pour les nuls ».

Oh, je savais très bien comment marchent les grandes entreprises. La non reconnaissance. La routine. Les réunions interminables, et les décisions lâches ou absurdes. Ce n’était même pas une surprise. Mais naïvement, je croyais encore que bien bosser suffisait pour améliorer sa vie.

Il fallait que cela change.

Le soir même, je fonçais plonger en fosse (et oui j'étais à Paris à cette époque : nobody is perfect !). Décidé à me dédier à une passion qui me permettrait un jour de reprendre ma liberté.

Se reconvertir moniteur de plongée : comment faire ?

Ce qui fait pousser les ailes des moniteurs de plongées pour changer de vie

Un jour vous vous rendez compte que vous n’êtes qu’un mouton, dans l’immense troupeau de notre société.

Vous réalisez que le temps passe vite et que vous avez besoin de quelque chose de plus. Que la carrière, la consommation de masse ne sont que des mirages.

Un jour, il y a simplement un déclic. Vous réalisez que vous avez peut-être le confort, mais que vous n’êtes pas heureux.

Vous regardez la mer sur votre écran et contemplez votre ordinateur de plongée. Vous vous dites pourquoi pas moi. Alors vous rêvez, et vous commencez à construire, aussi simplement que cela. Peu de business demandent aussi peu pour démarrer. C’est la beauté de la chose. Pas besoin de piston. De capitaux. Juste besoin d’utiliser sa tête et ses jambes.

Mais qu’est-ce qui vous pousse à travailler en plongée ?

Certains veulent simplement plus de temps proche de la nature en devenant moniteur de plongée

Il y 2400 ans, Diogène disait que ceux qui travaillent plus de 3 heures par jour sont des esclaves. Le progrès nous a fait régresser sur ce point.

Vous connaissez les journées à rallonge ? Les 12 heures au bureau ? Les postes de 7 heures devant une machine ? Les heures debout devant une classe qui pense à autre chose ?

Yep: vous avez l’impression de nourrir un système en échange de votre propre vie.

Reconnaissons-le : la plongée demande autant d’heures de travail, mais en étant proche de la nature.

Certains veulent retrouver un sens à leur existence en faisant le job de moniteur de plongée

Imaginez ce que ressent un prof de philosophie qui parle de Kant à une classe biberonnée à la télé réalité et à Instagram.

Imaginez ce que je ressentais durant ma première année professionnelle, lorsque je devais produire plus de 10 propositions en tout genre qui ne donnaient lieu qu'à plein de réunions, et jamais aucune décision.

Imaginez ce que ressent une personne qui soude la même pièce, encore et encore, 7 heures par jour.

Un vide abyssal.

Un sentiment d’inutilité. Un bon ami me disait : « c’est mieux que le chômage ».

Je n’en suis pas si sûr. Ne pas travailler provoque une insécurité matérielle, c’est vrai. C’est angoissant, mais il y a quelques filets de sécurité, notre cher système de protection sociale.

Faire un travail inutile est simplement abrutissant.

C’est un vers qui vous ronge, et qui provoque la détresse. Certains arrivent à se résigner et se disant que c’est comme cela. D’autres compensent en s’investissant dans des associations, ou en attendant leurs 3 semaines de liberté en août.

Je préfère avoir un travail qui me plait.

Car la plongée a du sens. Plonger, c’est être proche de la vie aquatique. Plonger, c’est maitriser son apesanteur. C’est communiquer sur un sujet qui vous intéresse. Se connecter à la nature.

Je n’ai jamais ressenti de vide depuis que je plonge.

Certains acceptent de gagner moins d’argent avec le job de moniteur de plongée

Un millier d’articles ont été écrits sur la possibilité de mieux gagner sa vie. Je suis encore étonné que des gens croient que ce soit possible en plongée !

Oui, on gagne sa vie avec la plongée (je gagne ma vie à peu près confortablement depuis presque 12 ans de cette façon). Oui, on peut s’enrichir en plongeant, mais surtout d'expériences plutôt que de liquidités.

Ce qui change le plus quand on est moniteur de plongée, c’est le regard à l’argent.

J’ai toujours gagné ma vie correctement avant. Je ne me suis jamais retrouvé dans une situation où j’aurai dû me dire : « j’abandonne, ça ne marche pas, je vais passer dans le rouge».

Jamais. Il m’est arrivé de faire des mois hallucinants. Maintenant je gagne moins que dans mon ancienne vie.

Ce qui change, c’est que vous reprenez le contrôle. Vous avez le pouvoir de vous réaliser physiquement, de vous mesurer à la mer, de faire corps avec les Océans.

Vous devenez pleinement responsable de votre forme, de votre équilibre. Vous savez pourquoi vous vous défoncez. Les discussions des autres, parlant de leur participation ou de leur intéressement vont vous sembler sans intérêt.

Tous les moniteur de plongées veulent être libres

Ok, vous voulez peut-être devenir heureux. Ou rester en forme en pratiquant quotidiennement une activité physique.

Mais il y a autre chose, beaucoup plus puissante, qui vous poussent.

L’emprise.

Voici un exemple qui semble idiot mais qui montre bien le changement des mentalités lorsque l’on devient moniteur de plongée.

A 49 ans, je me laisse pousser le peu de cheveux qui me restent, ou alors je les rase complètement. Je viens au travail en chevauchant un vieux custom, ou en coccinelle de 1972. Mes clients sont souvent étonnés. Post-crise de la quarantaine ? Pas sûr.

Je pense plutôt que c’est l’affirmation que l’on a plus d’emprise sur moi. Pas de patron qui pense qu’un responsable de service doit avoir une chemise repassée et les cheveux bien nets. Plus de carcan de l’entreprise et de son assommante normalité.

Je m’en tape.

Les discussions de mes amis qui comptent les semaines de congés restantes me font hausser les épaules. Est ce qu’il me restera une semaine à poser en décembre ? En réalité, je ne sais même pas combien j’ai pris de journées et de semaines pour moi l’année dernière.

Je suis persuadé qu’il y a quelque chose qui a une emprise sur vous, que vous ne le supportez plus.

Votre travail. Votre lieu de vie. Une routine. Une tenaille qui vous serre, et dont vous voulez-vous libérer. Larguez les amarres et vous explosez cette entrave. Et je le vois chez tous les moniteurs de plongée que je connais.

Travailler dans la plongée permet de retirer cette putain de laisse.

Franchir la barrière est incroyablement terrifiant

C’est un lieu commun, mais la liberté à un prix.

Le système déteste ceux qui sortent du cadre. Car ils le remettent en cause en montrant qu’un autre chemin est possible. Il faut taper fort sur les têtes qui dépassent, et c’est le rôle de la morale et des institutions. On vous mettra la pression, et vous vous la mettrez aussi.

Mais pensez à cela : je vis de la plongée depuis quasiment 12 ans maintenant. Et le fait d’être moniteur de plongée à plein temps n’a pas empêché un banquier de me financer l’achat d’un appartement à Marseille. Bon, il a quand même fallu que je lui explique mon travail. (Et j’ai vu la lueur de jalousie dans ses yeux.)

Moi aussi, j’ai eu quelques sueurs froides au début.

Ce qui est terrifiant, en fait, c’est la bascule entre votre boulot normal et la plongée. Ce saut dans l’inconnu.

Je vais vous aider à rationaliser. Pour passer de votre travail actuel à votre job, il y a 2 rochers à contourner pour éviter le naufrage.

  • Votre capacité financière à passer le cap
  • Votre capacité à garder la passion intacte

Voici comment faire.

Comment s’assurer que vous passerez le cap vers la plongée financièrement parlant

Prenez une feuille et un stylo.

Prenez vos relevés de banque, et regardez vos dépenses.

Soulignez en rouge les dépenses que vous pouvez éviter. Genre abonnement Bein Sport, vacances coûteuses et autres conneries.

Essayez de trouver le chiffre incompressible de vos dépenses. Loyer, santé, impôts, dépenses courantes. Tout ce dont vous avez besoin pour avoir une vie normale.

Notez ce chiffre minimum de dépenses mensuelles. C’est ce que vous devez générer.

Maintenant, imaginez le scénario du pire, le plus extrême.

Par exemple : vous demandez une rupture conventionnelle pour devenir moniteur de plongée. Imaginez que ça ne marche pas. Le pire scénario.

Combien de temps pourriez-vous tenir ?

Simple. Il suffit de calculer vos revenus :

Indemnité pôle emploi + épargne éventuelle dans laquelle vous piochez + salaire du conjoint.

Vous allez probablement vous rendre compte que vous pouvez tenir très longtemps, des mois, voire des années, avant que la situation ne devienne réellement critique. Et vous allez réaliser que vous ne prenez pas tant de risques.

Le ciel ne va pas vous tomber sur la tête.

Surtout si ça marche.

Comment vivre de la plongée durablement.

Ah désolé. Il n’y a pas de secrets. Il faut apprendre ce métier et l'aimer.

Vous ne deviendrez pas boucher sans formation. Vous ne serez jamais moniteur de plongée sans formation solide. La plongée mérite un enseignement, et c’est ce que j’essaye de faire avec Aquadomia. Vous avez besoin de cette formation pour vous lancer.

La solution la plus simple pour devenir moniteur de plongée professionnel

Vous n’êtes pas obligé de claquer votre démission demain.

Personnellement, j’ai dû m’y mettre après un départ négocié, je peux vous assurer que ce fut abominablement angoissant et terriblement excitant.

Il vaut mieux faire les choses ainsi. Voici les 6 étapes vers la semaine des 35 ploufs :

  1. Gardez votre job.
  2. Dégagez-vous 4 semaines par an. Supprimez les vacances. Mais trouvez minimum 4 semaines par an pour votre projet, complétez les de week-ends prolongés de formation plongée.
  3. Formez-vous avec des gens compétents qui vont vous montrer comment trouver la bonne voie, créer du lien de confiance. (Comme moi, par exemple...).
  4. Commencez à exercer comme moniteur de plongée quelques semaines, soit bénévolement en France au sein d'une association avec un niveau 4 et l'initiateur, soit à l’étranger avec un monitorat OWSI SDI. Ne commencez jamais sans savoir exactement ce que vous faites, vous allez prendre une gamelle, promis.
  5. Faites votre boulot correctement. Commencez à comprendre ce qu'est le métier : plonger même quand il fait froid, les blocs à porter, accepter tous les clients tels qu'ils sont, le gonflage à effectuer, le centre à ranger. Assurez-vous que ces tâches correspondent à ce que vous avez envie de faire, et que le maigre salaire vous suffit.
  6. Si ça vous plaît vraiment, au revoir Président !

Pour le cycle complet, comptez un an pour les plus doués, deux à trois années pour les autres. Si vous êtes débutant, une formation moniteur N4 initiateur et instructeur OWSI prennent un ultra grand minimum de 10 à 12 semaines (répartis sur 6 mois mini si vous partez de zéro) pour exercer hors de France contre rémunération, le complément nécessaire pour travailler en France contre rémunération est de 10 mois en CREPS (établissement d'état) pour un Dejeps, un peu moins pour un Bpjeps plongée mais plus limité.

La plongée, c’est l'aventure au quotidien

J’ai lu que seuls 5% des gens sont vraiment satisfaits de leur boulot. Tous les recruteurs nous vendent le contraire, des photos de winners, qui s’éclatent dans leur job.

Mon œil.

Parmi vos connaissances, combien de salariés ou de fonctionnaires adorent vraiment ce qu’ils font ? Pour beaucoup, c’est plutôt une routine, une obligation.

Une fois que l’on goûte au travail de moniteur de plongée, une fois que l’on se libère de l’emprise qui nous tenait, généralement on ne remet jamais sa laisse, surtout si on le pratique en indépendant ou en créant sa boîte..

Le plus dur est de traverser ce cap de la peur. L'aventure est inquiétante, je suis d’accord. Mais il vous faut juste un corps et un moral solide. Il vous faut juste une bonne préparation. Il vous faut juste de la volonté.

Est-ce dur ?

Oui.

Alors je vous fais une promesse : quand vous verrez, mois après mois, que votre projet est viable, votre vie changera, en mieux.

Alors rejoignez-nous pour l'aventure. La vie de moniteur de plongée est sublime. Aquadomia développe des formations en stage intensif pour débutants comme pour des plongeurs confirmés : jusqu'où irez-vous ?

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