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Publié par Vincent Défossez

Yvon, en plongée recycleur à Marseille et lors d'une formation trimix "Mission Tamaya" sur épave en Martinique avec Aquadomia en février
Yvon, en plongée recycleur à Marseille et lors d'une formation trimix "Mission Tamaya" sur épave en Martinique avec Aquadomia en février
Yvon, en plongée recycleur à Marseille et lors d'une formation trimix "Mission Tamaya" sur épave en Martinique avec Aquadomia en février

Yvon, en plongée recycleur à Marseille et lors d'une formation trimix "Mission Tamaya" sur épave en Martinique avec Aquadomia en février

Formation plongée TEK, devenir plongeur recycleur : Yvon en parle à son retour à Marseille suite à la "Mission Tamaya" au trimix sur l'épave mythique de Martinique en février.

Yvon qui nous avait déjà fait partager son retour d'expérience sur sa formation plongée loisirs dans l'article "Formation plongee n2 n3 rescue et recycleur à marseille" nous parle ici à Marseille de son cursus formation plongée TEK débuté à Marseille et en Martinique lors de l'université d'hiver Aquadomia chaque mois de février à Saint Pierre, sur l'épave du Tamaya idéale pour la formation trimix avancé.

Comment as-tu commencé ta formation plongée TEK ?

Par une formation Recycleur, Devenir plongeur recycleur, c'est pour moi est la meilleure manière de s’engager dans la plongée Tek, la même machine pouvant être utilisé en récréatif et en tek en changeant quelques paramètres. La rigueur d’utilisation du recycleur est la même que la rigueur de gestion d’un équipement , d’une planification, des redondances (règles des 1/3, ¼, 1/5…), donc pour moi c’était une évidence de passer par le recycleur

Pourquoi as-tu choisi Marseille pour ta formation plongée TEK et devenir plongeur recycleur et trimix ?

Avec Aquadomia à Marseille, la qualité de l’encadrement, la pédagogie et les dates flexibles en petits groupes sont de gros avantages pour moi. Et Marseille, c’est joli sur et sous l’eau, l’eau n’est pas trop froide, et c’est à côté de Paris (par le TGV).

Yvon, récemment breveté plongeur recycleur trimix avancé nous fait part de son expériences acquise à Marseille et en Martinique sur l'épave du Tamaya

Tu as aussi participé à l'université d'hiver Aquadomia en Martinique en février, qu'as-tu fait là-bas comme formation plongée TEK lors de la mission TAMAYA sur l'épave mythique de la Martinique ?

J’ai passé ma Qualification “Trimix avancé en recycleur », ce qui me permet des plongées jusqu’à 120 m. Ce fut aussi l’occasion de plonger, avec mon recycleur qui avait fait le voyage avec nous, sur l’épave du Tamaya à 85 m, des images plein les yeux…et en Sharkskin, oubliée la grosse combinaison étanche !

Devenir plongeur recycleur trimix tu trouves cela dangereux ?

Je n’en ferais pas, je ne suis pas suicidaire ! Plus sérieusement, le recycleur demande de la rigueur et un minimum de compréhension de la machine, et un peu d’humilité. Ce n’est clairement pas un engin pour les distraits et les pressés. Par contre, aujourd’hui quand je fais de plongées même non engagées avec des « circuit ouvert », je me sens en fait plus en sécurité qu’eux : je n’ai pas d’impératif de temps ou de risque de manquer de gaz, j’ai une décompression optimisée en respirant toujours le Nitrox adapté à la profondeur, et je suis complètement autonome en gaz avec le bail-out si le recycleur avait un grave problème. En circuit ouvert, je me suis parfois posé la question « si un de mes détendeur part en débit continu maintenant, ou une grosse fuite HP ou MP, est-ce que je vais pouvoir utiliser le gaz de mon binôme, et aura-t-on assez de gaz pour la remontée ? ». Si vous faites l’analyse froide, à moins de rester accroché à son binôme, et dans la courbe de non-décompression, s’appuyer principalement sur le binôme pour gérer ce genre d’incident n’est pas complètement « safe »…

L'université d'hiver Aquadomia et la mission Tamaya en Martinique en février, sur l'épave du Tamaya au trimix

On dit que la plongée TEK est coûteuses, quel est ton avis ?

C’est vrai que la plongée Tek suppose un équipement plus « technique », on y trouve moins les marques grand-public, mais comme partout, on à la qualité de ce que l’on paie. Un simple dévidoir est un outil qui peut devenir critique sur une plongée engagée, utiliser le modèle en plastique low-cost de chez untel n’est pas raisonnable. Le modèle « Tek » va couter peut-être 50% plus cher, mais il ne vous laissera pas tomber à 50 m de fond pour larguer un parachute, et vous le garderez pour la vie, alors que le modèle en plastique sera déjà depuis longtemps dans une poubelle, ou au fond de l’eau…

Le coût n’est pas tout, il faut voir ce que l’on en retire, et voir plutôt un rapport «plaisir/coût». Personnellement, je préfèrerai plonger moins mais faire des plongées plus intéressantes ou gratifiante, plutôt que de vider des 15 l à la chaine sur un site déserté par les poissons (qui n’attendent que les recycleurs à quelques dizaines de mètres !) en nageant à la vitesse d’Alain Bernard dans un boucan d’enfer…

Que conseilles-tu pour quelqu'un qui hésite pour sa formation plongée tek ?

D’abord, d’en parler avec des plongeurs Tek. De plus en plus nous sommes présents sur les bateaux, dans les clubs, sur les forums, et une question posée avec le sourire aura toujours une réponse, les plongeurs Tek sont passionnés et prêts à partager leur passion.

Ensuite, plutôt qu’un baptême « vite fait » en recycleur ou en bi+pony, je conseillerai plutôt de faire une formation : on passe plus de temps, on va au fond des choses, et on a la possibilité de savourer et d’apprécier, après les premières plongées un peu déroutantes avec tout ce matériel en plus. C’est aussi l’occasion de voir que le plongée ne s’arrête pas au niveau 3, en fait elle y commence, il y a encore plein de choses à découvrir et à apprendre après, en toute sécurité.

J’ai en souvenir un moment magique lors de ma formation Recycleur, à la cinquième ou sixième plongée, dans la Grotte à Corail, seul car le reste de ma palanquée est parti devant, bien équilibré, complètement immobile dans l’eau, on respire comme si on était en surface, dans le silence, juste le chuintement périodique de l’injecteur O2 et le petit bruit des clapets, on a l’impression de faire corps avec le milieu. Je n’avais jamais ressenti cela en circuit ouvert…

Epave du Tamaya en Martinique en plongée TEK trimix lors de l'université d'hiver Aquadomia chaque février
Epave du Tamaya en Martinique en plongée TEK trimix lors de l'université d'hiver Aquadomia chaque février
Epave du Tamaya en Martinique en plongée TEK trimix lors de l'université d'hiver Aquadomia chaque février
Epave du Tamaya en Martinique en plongée TEK trimix lors de l'université d'hiver Aquadomia chaque février

Epave du Tamaya en Martinique en plongée TEK trimix lors de l'université d'hiver Aquadomia chaque février

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